Le président centrafricain François Bozizé a nommé dimanche un gouvernement d'union nationale attribuant le poste stratégique de la Défense aux rebelles du Séléka, qui menacent de ne pas intégrer la nouvelle équipe gouvernementale, faute de "consensus".
"C'est un sentiment de soulagement que nous éprouvons après avoir mis en place un nouveau gouvernement, ça a été long (...) parce qu'il y a beaucoup d'entités: la majorité présidentielle, la société civile, les politico-militaires non combattants, Séléka et l'opposition démocratique", a déclaré le président Bozizé à la radio nationale dimanche soir, précisant qu'"il fallait équilibrer les choses".
Mais l'annonce dimanche de la composition du nouveau gouvernement a provoqué une levée de boucliers parmi les représentants politiques du Séléka.
"Nous ne nous reconnaissons pas dans ce gouvernement et nous n'avons pas assez de ministères", a déclaré à l'AFP Mohamed Moussa Daffhane, personnalité clé du Séléka qui vient d'être nommé ministre des Forêts.
Après plusieurs jours de tractations intenses sur la composition du nouveau gouvernement, les rebelles ont obtenu le portefeuille de la Défense, attribué au président du Séléka, Michel Djotodia, également nommé premier vice-Premier ministre. Le Premier ministre, qui lui est issu des rangs de l'opposition, Nicolas Tiangaye, s'est vu confier le ministère des Finances. 05022013 IRIB
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