Madagascar : le Français kidnappé par erreur a été libéré après versement d'une rançon
le 22/04/2013 12:26:57
Madagascar

Un Français, directeur général d'une grosse entreprise, enlevé par erreur, le 15 avril à Madagascar, a été libéré trois jours plus tard, après paiement d'une rançon, a-t-on appris auprès de la victime.



Ses ravisseurs s'étaient mépris, le 15 avril, sur son identité, projetant d'enlever le PDG de l'entreprise, selon la police. Le ressortissant français, François Raphaël, directeur général d'Henri Fraise, une société de location-vente d'engins de chantiers, est de nouveau libre après trois jours de captivité, après versement d'une rançon.

« J'ai été libéré [le 18 avril] , je suis rentré, tout va bien. Une rançon a été versée mais vous comprendrez bien que nous ne souhaitons pas communiquer le montant », a déclaré François Raphaël, joint par l'AFP au téléphone.

Le 15 avril au soir, quatre hommes armés d'une kalachnikov et d'un pistolet automatique ont pris d'assaut son véhicule et l'ont détenu durant trois jours, a-t-il dit. « J'étais détenu en bas de chez moi, (Ilafy, au nord d'Antananarivo, ndlr) à 50 mètres à peine, mais je n'ai pas pu prévenir ma famille, je ne pouvais pas entrer en contact avec eux », a précisé l'ancien otage.

Pas de maltraitance, des excuses

Les ravisseurs, qui étaient, eux, en contact avec son épouse ont présenté des excuses, affirmant qu'ils s'étaient trompés de cible et qu'ils cherchaient plutôt le PDG du groupe, qui se trouve actuellement à New-York, ce que François Raphaël confirme. « Il n'y a pas eu maltraitance (...) Je ne sais pas pourquoi ils nous en veulent », a-t-il ajouté.

Les ravisseurs ont réclamé une rançon de 300 000 euros, avant d'en diminuer le montant à 240 000 euros mardi soir, selon la police.

François Raphaël a affirmé ne pas avoir pu voir le visage de ses agresseurs parce qu'il avait les yeux bandés. Il est actuellement interrogé à la direction de la police judiciaire à Antananarivo. Les kidnappings se sont multipliés ces derniers mois à Madagascar où l'insécurité s'est aggravée depuis le renversement du président Marc Ravalomanana en 2009. Mais c'est la première fois qu'un Français expatrié est victime d'un rapt. Ce phénomène touchait surtout jusqu'à présent des hommes d'affaires d'origine indienne.

(Avec AFP)
20132204
Jeuneafrique

Format imprimable Envoyer cet article ŕ un ami Créer un fichier PDF ŕ partir de cet article
Les commentaires appartiennent Ă  leurs auteurs. Nous ne sommes pas responsables de leur contenu.